Reportage Afrique

Reportage Afrique

Nos correspondants et envoyés spéciaux sur le continent africain vous proposent, chaque jour, en deux minutes une photographie sonore d'un évènement d'actualité ou de la vie de tous les jours. Ils vous emmènent dans les quartiers ou dans les campagnes pour vous faire découvrir l'Afrique au jour le jour.

00:00
00:00

Episode's summary

Avec plus de 4 000 morts en cinq mois, l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo est devenue la plus meurtrière de l’histoire du pays. Cette 17ᵉ flambée épidémique a été qualifiée d’urgence de santé publique de portée internationale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Si les efforts de riposte sur le terrain laissent entrevoir les premiers signes d’espoir, les défis restent considérables. À l’hôpital général de référence de Bunia, le docteur Leki Taji, gynécologue et survivant de cette épidémie, soigne ses patientes. De notre correspondante de retour de Bunia, Le Dr Taji est un homme pressé. Nous sommes un dimanche, mais il est attendu au centre de traitement Ebola de l’hôpital de Bunia, en RDC. « De l’autre côté, il y a la maternité, la salle d’accouchement, et en bas, nous avons un bloc opératoire », montre-t-il. Grand sourire et grande confiance, il est lui-même un survivant d'Ebola, touché au début de l'épidémie. « J’ai fait Ebola et c’est une maladie très grave parce que ça donne…

Episodes

1843-

RDC: à Bunia, le gynécologue Leki Taji au chevet de ses patientes atteintes d'Ebola

Avec plus de 4 000 morts en cinq mois, l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo est devenue la plus meurtrière de l’histoire du pays. Cette 17ᵉ flambée épidémique a été qualifiée d’urgence de santé publique de portée internationale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Si les efforts de riposte sur le terrain laissent entrevoir les premiers signes d’espoir, les défis restent considérables. À l’hôpital général de référence de Bunia, le docteur Leki Taji, gynécologue et survivant de cette épidémie, soigne ses patientes. De notre correspondante de retour de Bunia, Le Dr Taji est un homme pressé. Nous sommes un dimanche, mais il est attendu au centre de traitement Ebola de l’hôpital de Bunia, en RDC. « De l’autre côté, il y a la maternité, la salle d’accouchement, et en bas, nous avons un bloc opératoire », montre-t-il. Grand sourire et grande confiance, il est lui-même un survivant d'Ebola, touché au début de l'épidémie. « J’ai fait Ebola et c’est une maladie très grave parce que ça donne…

15 Oct 2026
1842-

Cameroun: à Maroua, les lavandiers font concurrence aux pressings

Au Cameroun, à Maroua, dans la région de l’Extrême-Nord voisine du Tchad et du Nigeria, la saison des pluies vit ses dernières semaines. C'est une période propice pour les lavandiers qu'on voit s'installer dans les cours d’eau saisonniers qui traversent la ville. Ce secteur informel menace même l'activité des pressings car désormais, certains lavandiers remettent à leurs clients des vêtements repassés et soigneusement emballés dans un plastique. De notre correspondant de retour de Maroua, Plonger les habits dans l’eau, les frotter contre la pierre, puis les étendre au soleil pour les repasser plus tard. A Maroua, Kaïdama répète ces gestes depuis dix ans. Ce matin encore, il s’est installé sur un bras du Mayo Kaliao, au lieu-dit Baoliwol, dans cette région de l'Extrême-Nord du Cameroun. Devant lui, près d’une centaine de vêtements à laver. « Quand j’ai commencé, mes clients disaient autour d’eux que je lavais bien, que je repassais bien, explique-t-il. Parfois, je travaille ici jusqu’à 18 h, voire 20 h. Tout…

14 Oct 2026
1841-

RDC: la seconde vie de «Kita Mata», tube de l'artiste congolais Josky Kiambukuta, repris par Fally Ipupa

Quatre décennies après sa sortie, « Kita Mata », l'un des titres emblématiques de l'artiste congolais Josky Kiambukuta, connaît une seconde vie. Repris par Fally Ipupa dans son dernier album, le tube séduit aujourd'hui un public très jeune. Une nouvelle vie du titre « Kita Mata » qui fait aussi redécouvrir une partie de la rumba congolaise. De notre correspondante à Lubumbashi, Au quartier Golf Maisha, en banlieue de Lubumbashi en RDC, des jeunes dansent avec énergie sur le nouveau tube sorti en septembre. « C'est "Kita Mata", je connais. À la base, j'aime Fally. J'apprécie sa musique. Elle me fait du bien », reconnaît cette jeune fille. « Moi, je ne comprends pas les paroles, mais j'aime bien le rythme », abonde un camarade. Ce « Kita Mata » est pourtant la reprise d'un titre déjà ancien. Frédéric Nawej, un mélomane âgé d'une soixantaine d'années, se rappelle du jour où ce morceau de Josky Kyambukuta a été joué pour la première fois à Lubumbashi : « À l'époque, quand cette chanson était sortie, mon…

13 Oct 2026
1840-

Gabon: l'énorme succès du poisson de Mayumba provoque une pénurie

Située dans le sud du Gabon, la ville de Mayumba est devenue célèbre jusque dans la capitale. Un marché saisonnier du nom de cette ville côtière a même ouvert à Libreville. Le marché de Mayumba n'y est ouvert que le samedi. Outre la viande de brousse, le marché Mayumba de Libreville est connu pour son poisson frais, venu droit de la ville de Mayumba. Les Librevillois raffolent tellement de ce poisson que, dans la ville de Mayumba, il est désormais en pénurie. À lire aussiGabon: l’absence de poisson dans les marchés questionne

12 Oct 2026
1839-

Tchad: depuis 15 ans, Tabitha Hawa accueille des enfants abandonnés dans l'orphelinat qu'elle a fondé

Au Tchad, faute de structures étatiques adaptées, ce sont des personnes de bonne volonté qui, avec des moyens dérisoires, prennent en charge les orphelins. Leur engagement illustre une solidarité remarquable, mais révèle aussi l'absence criante de dispositifs publics de protection. Exemple à Ndjamena, où Mianodji Tabitha Hawa a transformé sa propre concession en orphelinat en 2011 : l'orphelinat Apsoa. De notre correspondant à Ndjamena, L'orphelinat Apsoa se trouve dans le 8e arrondissement, dans le quartier N'Djari. Ce matin-là, une vingtaine d'enfants jouent dans la cour. D'autres prennent leur bouillie, tandis que la plus jeune, âgée d'à peine un mois, pleure sans répit. « Je suis obligée de la prendre. Elle veut toujours qu'on la prenne en main », confie Mianodji Tabitha Hawa. La fondatrice de cet orphelinat est une ancienne employée de banque dans les années 1980. Mariée alors qu'elle n'avait que 12 ans, maltraitée, elle explique comment ses blessures l'ont poussée à se consacrer aux enfants abandonnés…

11 Oct 2026